Le pinceau-livre

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Trois semaines - Henri Granger

J'ai déjà évoqué le talent d'Henri Granger sur ce blog https://le-pinceau-livre.blog4ever.com/fable-contemporaine-henri-granger

Je viens de terminer la lecture de "trois semaaines".

Et je suis conquise une nouvelle fois, car Henri Granger sait garder son style, sa "patte" (Basile le renard?), tout en écrivant différemment. Et c'est la marque des vrais auteurs, de ceux qui ne ronronnent pas dans leur panier en resservant à chaque fois le même genre de plat. Non, chez Henri vous êtes toujours surpris, cueilli même, dirais-je!

Les personnages se croisent, leurs destins ne sont pas les fruits du hasard, mais le lecteur se laisse emporter par cette histoire originale, cette écriture à la fois poétique et mystérieuse où tout a une vie, une raison d'être, des sentiments, y compris pour les paysages, les objets, tout ce que nos yeux ne voient pas car bien souvent on observe sans voir.

Henri Granger, lui, voit tout, ressent tout, c'est un funambule de  l'écriture, un équilibriste des mots! Est-il un peu le héros du roman, souffre-t-il devant une page blanche? Il nous livre ici un roman passionnant!

 

Résumé :

Ces mots sont, pour la plupart d'entre nous, symboles de vacances. Ils représentent les voyages, les découvertes. La famille, le repos, les loisirs, la saison d'été. C'est le laps de temps que s'accorde Alfred, éditeur de son état, pour récupérer son écrivain. Du moins, le pense-t-il. Pour Isabelle, brillante avocate, un défi. Retrouver son mari et donner un nouvel élan à son couple. Une vie sereine, du moins, le croit-elle.

Gilles, l'auteur et l'époux, mesure cet espace qui sépare la fin d'automne au solstice d'hiver. En proie à lui-même, l'enjeu qu'il suscite l'importune. Troubles, manigances, trahisons et vérités. Trois semaines de luttes et d'incertitudes pour une délivrance. A moins que l'océan et les paysages merveilleux qui le composent ne dévoilent un tout autre chemin. Du moins, s'en fait-il une raison. Une bâtisse isolée.

Un village retiré du monde, des quotidiens chamboulés. Nul ne connaît son avenir et ses conséquences. Vingt et un jours, semblent si courts...

 

Extrait :

 

Dans ce lit, entouré de mur maculé de blanc, tout semble bien être. Paisible. Du blanc avec des reflets de blanc. Pur et léger. Cotonneux et suave.Un nuage sur lequel on voyage dans l'au-delà.Un envoûtement étrange. La lumière disparaît. Pourtant, cette inaccoutumée blancheur est toujours présente. Blanc comme le givre déposé sur le visage d'un enfant.Non. Sous les draps, il ne parviendra pas à troubler cette quiétude.Il est temps de sommeiller. fermer les yeux. Le corps de Sophie est une ode. Le rêver , c'est apaiser une souffrance. Le posséder, une excitation fragile. Le peindre avec des mots est une cicatrisation.

 

 

 

 

 



09/10/2018
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